Rencontre avec Julie Di Marco, Médecin spécialiste en médecine physique et de réadaptation

Kurage est une belle occasion pour moi d’intégrer un projet solide et de travailler avec des chercheurs et scientifiques passionnés et pointus dans leur domaine pour rendre cet outil performant. 

Peux-tu présenter ton parcours en quelques mots ?

J’ai commencé ma carrière en tant que médecin en médecine physique au Val Rosay, dans un centre de rééducation fonctionnelle. 

Passionnée de sport, je me suis naturellement orientée vers la médecine du sport. En effet, je voulais faire de la médecine physique et de rééducation, ce qui me permettait alors d’associer les deux disciplines en allant au-delà des pathologies.

Après mon internat, j’ai découvert la rééducation neurologique et j’y ai trouvé deux aspects passionnants : 

  • La prise en charge de la rééducation chez les patients neurologiques
  • La prise en charge des patients handisport 

C’est suite à cela que je suis devenue médecin de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes Handisport.

Comment as-tu connu Kurage ? 

J’ai connu Kurage durant mon assistanat, que je réalisais à l’hôpital Henry Gabrielle de Saint-Genis-Laval, j’y ai rencontré Sébastien Matéo (Directeur Médical Kurage). 

J’ai également eu l’occasion de faire la connaissance de Vance Bergeron (Directeur de recherches au CNRS) durant mon Master 2 de recherches. Ce qui m’a donné l’opportunité de travailler avec lui sur son projet de FES Cycling. 

Enfin, j’ai fait la connaissance de Amine Metani (CSO Cofondateur Kurage) et de Gaëlle Deley (Docteure en science du corps humain) qui m’ont initiée au programme d’entraînement sur le rameur. Après la rencontre de chacun de ces acteurs qui font également partie de l’aventure Kurage, j’ai rapidement été séduite par le projet !

 

Pour quelles raisons as-tu adhéré au projet ?

J’ai été très enthousiaste quant au projet puisque cela me permettait de coupler mes deux passions. De plus, dans ma pratique en tant que clinicienne je suis souvent amenée à utiliser des outils, notamment pour la rééducation, ainsi je préfère travailler sur l’élaboration de ces outils en amont

Cela donne beaucoup de sens à mon travail que d’assister à la mise en place de l’outil pour répondre au mieux aux besoins des patients. Kurage est une belle occasion pour moi d’intégrer un projet solide et de travailler avec des chercheurs et scientifiques passionnés et pointus dans leur domaine pour rendre cet outil performant. 

 

Comment as-tu été convaincue ? 

Ce qui m’a convaincu c’est qu’au quotidien, j’avais déjà fait le constat des effets bénéfiques de l’électrostimulation sur certaines pathologies. De plus, de nombreux résultats scientifiques et études cliniques en cours montrent que c’est efficace et que cela permet de rendre une certaine mobilité aux patients.

Enfin, il faut aussi dire que les patients comme les athlètes adhèrent complètement à cet entraînement qu’il soit sur le vélo ou le rameur car il est très ludique. 

 

Quel est ton rôle précis au sein de Kurage ?

Chez Kurage, j’ai un rôle de conseil médical sur les protocoles et les expérimentations en cours.

Je dois réunir une équipe d’experts médicaux pour actionner les validations scientifiques et cliniques des produits Kurage. 

Utilisais-tu déjà l’électrostimulation dans tes pratiques médicales ?

Oui, de manière courante, surtout dans un objectif de renforcement musculaire, par exemple lors d’une immobilisation à la suite d’une chirurgie ou fracture, on le propose pour pallier l’amyotrophie qui se met en place. 

Je l’utilisais aussi pour traiter les pathologies périphériques comme la neuropathie post réanimation, notamment suite à une forme grave de la Covid-19. Dans ce cas de figure, on observe une fonte musculaire qui, en plaçant l’électrostimulation sur les muscles concernés, pourra être soignée.

Enfin, dans le cas de pathologies neurologiques centrales comme les AVC, j’utilise l’électrostimulation pour renforcer les muscles déficients. 

 

Quel est le type de pathologie que tu soignes ? Quel type de personne ? (âge, conditions)

 

Je travaille dans une unité d’hospitalisation complètement dédiée à la rééducation neurologique où sont pris en charge des patients plutôt jeunes. Les pathologies principales sont les AVC, la sclérose en plaques, les traumatismes crâniens (souvent des accidentés de la route), les blessés médullaires ou encore les neuropathies périphériques.

J’exerce également dans un hôpital de jour, où j’ai une activité de consultation spécialisée dans le traitement de la spasticité grâce à l’injection de toxine botulique. 

 

Pourrais-tu nous parler de l’apport médical que représente l’électrostimulation ? 

 

Tout d’abord, l’électrostimulation résulte de l’application d’un courant électrique via des électrodes de surface placés sur le muscle, dans le but d’induire une contraction musculaire. Jusqu’ici, l’électrostimulation était surtout utilisée chez les athlètes dans un but de renforcement musculaire puissant et en rééducation. 

Concernant les pathologies neurologiques centrales et périphériques, nous y ajoutons un mouvement pour reproduire une fonction. A ce sujet, les bases scientifiques et littéraires sont denses car les bénéfices sont multiples. Notamment aux sujets cardio-respiratoire, volume musculaire, force et puissance développée.

On a également remarqué un effet métabolique bénéfique sur la densité minérale osseuse mais aussi psychologique. On retrouve ici la sensation de bien-être engendrée par l’activité physique. 

Grâce à Kurage, le champ des possibles est très vaste puisqu’il s’agit aussi bien d’atteindre un objectif de performance pour les athlètes, d’accompagner le mouvement, le bien-être chez les seniors et de recréer le mouvement chez les personnes paralysées. 

 

Penses-tu que Kurage va démocratiser une technique encore peu connue ?

 

Tout l’intérêt de Kurage repose sur le fait que pour démocratiser quelque chose il faut viser une population cible la plus large possible. C’est le cas de Kurage, car on apporte de la performance à très haut niveau pour les athlètes et du bien-être aux personnes à mobilité réduite.  

Grâce à la simplicité de l’outil, on remarque d’ailleurs une adhésion des utilisateurs qui est complète que ce soit auprès des patients de tout âge ou des athlètes de toute catégorie. A cela s’ajoute des protocoles personnalisés à chaque population sur tablette et smartphone. 

Enfin, on sait que les freins à l’activité physique chez les personnes âgées et les PMR sont souvent liés à un défaut d’information et un manque d’accessibilité. Grâce à Kurage, on apporte le produit directement à la personne.

 

Pourrais-tu nous parler de tes projets ? Quelle est la suite du programme ? 

 

Pour le moment, mon projet concerne l’essai du protocole de réhabilitation des patients gravement atteints par la covid-19 à l’hôpital Henry-Gabrielle. Grâce à l’électrostimulation et aux mouvements facilités par les vélos, ces patients pourraient retrouver beaucoup plus rapidement leur force suite à leur longue hospitalisation.

Je travaille également sur un protocole de recherche, dans le but de développer un essai clinique qui vise à évaluer les effets de l’entraînement sur rameur avec électrostimulation des membres inférieurs chez le paraplégique. 

Enfin, au prochain trimestre, nous allons mettre en œuvre un essai qui vise cette fois à évaluer les effets de l’entraînement sur vélo avec électrostimulation FES cycling sur une population hémiplégique. 

Un programme vaste, ambitieux et extrêmement motivant au quotidien ! 

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